Entre bière et Brabançonne
- Naomi Monson

- 25 sept. 2019
- 1 min de lecture
Ce qu'il y a d'intéressant avec la poésie
c'est que
personne ne la lit.
Bon. Peu de monde disons,
estime agréable et de bon ton,
de s'y abreuver de mystères
et vérités,
d'y voir un monde d'humanité.
Et je parle ici d'où je suis née,
en plein Bruxelles, dans ma contrée,
où "personne",
entre bière et Brabançonne,
ne lit avec passion,
Baudelaire ou Aragon.
Je me sens dès fois,
mais à qui en vouloir si ce n'est qu'à moi,
assez étrange d'oser vous faire l'affront
de petites pensées rimées,
que d'ailleurs, comme déjà cité,
ne sont ni lues et ni likées.
Alors pourquoi, me direz-vous,
écrire des choses dont tout le monde s'en fout?
Aucune idée! Vais-je rétorquer
à
cette question jamais posée.
En moi peut-être,
je me dirai ceci:
c'est une conséquence, une anomalie,
une action subite qui me vient,
moi confrontée au quotidien.
Face à ce qui s'insinue de manière trompeuse,
offrant à chacun un débris d'intelligence paresseuse,
je m'offre,
généreusement et somme toute timidement,
un espace à cela dédié, uniquement,
à nos émotions, à nos tourments,
à ce qui se trame au-dedans.
Advienne ce qu'il en pourra,
de cette névrose-là.
Et sur ce, une mousse sirotons,
et ensemble partageons,
nos moi-moi et nos on-on.



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